Valletta Film Festival : Quelques interviews exclusives pour vous !

Nolwenn, notre petite maltaise ultra cinéphile, a eu le privilège d’assister à une grande partie des projections et des workshops de cette 4ème édition du Valletta Film Festival. C’est un Festival axé sur la découverte et qui se veut interculturel et international. Bien évidemment le drapeau bleu-blanc-rouge était bien présent. Nolwenn a même eu la possibilité d’échanger avec les organisateurs et invités francophones. Ce qui permet de voir ce Festival en devenir d’un autre œil. Alors, c’est parti, suivons notre jeune reporter et allons découvrir avec elle le derrière de la scène…

Rencontre avec Julie Rousson, jury au Valletta Film Festival

Julie Rousson fait partie de l’association « sauve qui peut le court-métrage » qui est à l’origine du festival du court-métrage de Clermont-Ferrand.

Julie s’est installée à Clermont-Ferrand pour effectuer une Licence de lettres modernes spécialité administrations européennes master professionnel. Elle voulait être critique de cinéma mais les études sont très chères. Très vite, Julie revoit donc son parcours professionnel et en apprend de plus en plus sur les actions de l’association « Sauve qui peut le court-métrage« . Elle demande donc des stages à l’association qui furent refusés à chaque fois par manque place. Finalement l’année où elle n’a pas postulé elle fut enfin recontactée !

Pour la première fois l’année dernière Julie a fait partie d’un jury de 4 femmes en Corée au festival de Busan. Elle a trouvé ça très impressionnant car elle partait loin dans un pays où personne ne parle très bien anglais et où la culture est totalement différente. Mais c’est aussi ce qui a rendu le voyage très intéressant ! Cette année pour la deuxième fois, elle est jury au « Valletta Film Festival ».

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Julie Rousson Valletta Film Festival

« Pouvez-vous nous parler de l’association Sauve qui peut le court-métrage ? »

« Cette association est composée d’une vingtaine de salariés sans hiérarchie avec un conseil d’administration. Tout le monde est polyvalent et travaille plus ou moins ensemble. Elle s’occupe plus particulièrement de la programmation à l’international avec une spécialisation sur le Canada, le Royaume-Uni, l’Irlande, l’Écosse, l’Allemagne, l’Autriche et les Pays-Bas. Elle travaille aussi sur le marché du film avec des rencontres professionnelles. Enfin, elle est en relation avec les institutions publiques, fait le suivi des subventions et s’occupe d’une plateforme en ligne d’inscription utilisée par plus de 80 festivals dans le monde. »

« Comment est né L’Euro Connection et qu’est ce ce c’est concrètement ? »

« Les coproductions sur les longs métrages sont très courantes car les besoins financiers sont importants, même si des accords existent également pour les courts métrages, mais ils sont moins connus. Il y a 10 ans, Laurent Crouzeix crée L’Euro Connection afin de faciliter les échanges des jeunes producteurs de la génération Erasmus nés avec l’Europe pour qui les frontières n’existent pas. À ses débuts, l’Euro Connection comptait une dizaine de pays, aujourd’hui 26 pays sont associés dont Malte. »

Rencontre avec Francis Falceto

Francis Falceto est un musicographe et producteur de musique français, spécialiste des musiques du monde et en particulier de la musique éthiopienne qu’il a contribué à diffuser à l’international à partir de 1986. Dans le cadre du Valletta Film Festival, il a animé un workshop sur l’histoire de la musique éthiopienne et la façon dont elle a été influencée par les changements religieux, politiques et sociaux qui ont bouleversés le pays.

Francis Falceto valletta film festival

« Avez vous fait des études de musique ? »

« Je suis d’abord un musique lover, si je n’écoute pas de musique je meurs. J’ai toujours écouté beaucoup de musique très différentes. J’aurai voulu apprendre à jouer d’un instrument mais dans ma famille il y a peu d’intérêt pour la culture, pas question de payer pour aller dans une école de musique. C’est pas bon d’être artiste pour beaucoup de parents. Donc je me suis débrouillé, j’ai développé mes oreilles, j’ai une mémoire d’éléphant, j’ai toujours écouté beaucoup de musique. Ça va de la musique contemporaine aux polyphonies pygmées en passant par le rock’n’roll… Pas de règle : on écoute tout ce que l’on aime et on aime tout ce que l’on écoute. »

« Pourquoi s’être spécialisé dans la musique éthiopienne ? »

« C’est pas une spécialisation du tout, c’est par chance, par hasard que ça m’est tombé dessus. Comme je me suis très vite rendu compte qu’il n’y avait aucune littérature dessus, pas d’article, pas de livre, pas d’enregistrement, j’ai alors décidé de m’y coller. Je ne savais pas que je partirais dans cette aventure pendant plus de 30 ans. C’est comme tirer un bout de fil d’un pullover et qu’il y a une pelote entière qui vienne. Je ne savais pas lors de mes premiers voyages que j’aillais passer ma vie là-dessus. C’est beaucoup de fun, c’est formidable. C’est comme une enquête, quand on ne comprend pas les choses, qu’on pose des questions, et quand on commence à trouver des réponses c’est vachement excitant. Et lorsque l’on trouve les bonnes réponses, que l’on rencontre les bonnes personnes, c’est super. »

« Vous avez écrit deux livres sur la musique éthiopienne ? »

« J’ai écrit un livre qui est totalement épuisé, j’espère le rééditer dans une édition très augmentée, il s’appelle Abyssinie Swing. Et j’ai traduit un roman éthiopien qui s’appelle les nuits d’Addis-Abeba, qui parle de la vie nocturne à Addis-Abeba vers 1950. C’est un document sur l’histoire de la musique et de la vie nocturne en Éthiopie, il a été écrit par un très grand écrivain mort il y a quelques années, Sebhat Gebre Egziabhér. Ça a donc été un plaisir de le traduire avec lui. Car je ne parle pas couramment l’éthiopien, même si je le lis, je l’écris, je le comprends beaucoup on ne peut pas dire que je le parle couramment. L’auteur et moi avons fait une très bonne équipe pour traduire ce bouquin. Il est publié chez actes Sud en France. »

« Qui a eu l’idée de ce documentaire, ce film ? »

« Ce n’est pas moi c’est son réalisateur Maciek Bochniak. Un jour il est venu chez moi en me disant « voilà, j’ai découvert la musique éthiopienne, ça me rend un peu fou, j’ai envie d’en faire un film, qu’est-ce vous en dites ?  » On a commencé, et ça a duré presque 5 ans pour le faire. Il n’était pas le premier à me le demander, sauf que c’est le premier à l’avoir terminé. J’ai eu 15 ou 20 projets ces 20 dernières années, des gens de partout des États Unis… Mais c’est Maciek Bochniak qui l’à terminé car il faut vraiment être obstiné pour faire ça. Les producteurs ne se ruent pas pour vous donner des milliards pour faire un film la-dessus, c’est difficile donc rien que pour ça il faut les remercier lui et son équipe. »

Rencontre avec Bruno Bouchard

Pendant le Valletta Film Festival Bruno Bouchard a été présent dans le programme B avec le court-métrage « Correspondance Pelliculaire ». Il a animé aussi le workshop « Empowering through Animation » (16/06) et « Curious Animation » (17/06).

« Quelles études as-tu suivies ? »

« Avant j’étais chef cuisinier ! Ça va faire un peu plus de 10 ans,  en réalité j’en avais marre de ce que je faisais, j’ai tout plaqué. Je me suis dit, je vais me lancer dans l’aventure. Parce que j’ai une collection importante d’objets de cinéma et surtout de pré-cinema, tout ce qui est avant les frères Lumière, les jouets d’optique. Donc c’est avec cette envie, ce désir de cinéma que j’ai voulu me lancer. »

« D’où te vient cette passion pour les films et l’histoire du cinéma ? »

« Ça m’est venu en voyant un film, « Rusty james », mes parents m’ont emmené voir ce film j’avais 13 ans, et c’est à partir de là que j’ai commencé à aller au cinéma 4 fois par semaine. J’ai eu l’idée de mon premier court-métrage lorsque j’ai découvert le carton de mes parents avec leur correspondance, donc Il y a 15 ans. Comme c’est un film sur l’intime ça m’a pris du temps pour le faire. »

« Pour le projet 24 mensonges par seconde, l’idée t’es venue d’où ? »

« Il a 4 ans, sur Facebook je voulais faire une forme de déclaration d’amour au cinéma. J’ai découpé des bouts de film que j’ai amassés. L’idée c’était de partager donc j’ai découpé des morceaux et je les proposais au gens, pour qu’ils travaillent la pellicule et qu’ils me la renvoient. Aujourd’hui on a un site. Il y a plus de 2400 personnes dans le monde qui participent. On a monté une exposition, on a un cinéma en carton itinérant, je l’ai réalisé avec une plasticienne. J’ai une exposition photo, donc l’aventure continue, on continue encore à envoyer des morceaux de pellicule. »

« Pourquoi avoir fait un court-métrage et pas un film ? Et pourquoi avoir créé l’association Ciné de Papa , quelles sont ses actions ? »

« Parce que j’ai pas d’idée pour faire un long métrage, et puis je me demande si je serais capable d’en faire un. Les courts-métrages c’est une forme que j’aime bien. En ce qui concerne l’association Ciné de Papa, elle n’existe plus, aujourd’hui l’association s’appelle les Films Qui Manquent, c’est surtout pour porter le projets 24 mensonges par seconde. »

« C’est un rythme bien soutenu. Si tu devais nommer ton métier quel serait-il ? »

« Bah je sais pas… on me dit que suis archéologue, parce que je trouve des vieilles choses, que je suis animateur, … je sais pas, après on me dit que suis artiste, bon j’y crois pas trop, je ne pourrais pas te dire… »

Rencontre avec Antonnella Axisa, la plus Frenchy des actrices Maltaises

Antonella Axisa est une actrice qui voyage beaucoup, elle a joué entre autres à Londres, Los Angeles, Bruxelles, et bien sur Malte. Elle parle Maltais, Anglais et Italien couramment, et elle a également une bonne maîtrise de l’Espagnol et du Français. Elle a un penchant pour les accents, et elle adore personnaliser ses personnages en jouant sur les intonations et les accents.

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« Qu’est-ce que cela fait de passer d’actrice à productrice et pourquoi l’avoir fait ? » 

« J’ai voulu produire un court métrage pour me créer mes propres opportunités de travail. Je pense que ce qui est important c’est de bien séparer les deux pendant le tournage. J’ai donc donné la responsabilité de la réalisation à la coordinatrice lors du tournage pour pouvoir me concentrer sur mon travail d’actrice. »

« Quelles études avez-vous faites ? »

« J’ai débuté vers l’âge de 15 ans au Conservatoire National de Théâtre de Malte. Ensuite j’ai continué mes études en Belgique et suivi des nombreuses formations dont la technique Chubbuck. En parallèle j’avais un travail de traduction. Puis je suis partie à Los Angeles où j’ai approfondi ma technique dans le studio original de Ivana Chubbuck. »

« Est-ce parce que vous êtes actrice que vous parlez cinq langues ? »

« Non pas vraiment, j’aime les langues depuis toujours mais le fait d’être actrice m’a fait comprendre que si l’on veut parler une autre langue il faut la parler avec le bon accent pour être comprise. »

Merci à tous les intervenants qui ont facilité le travail de notre reporter Nolwenn et rendez-vous très vitre pour les prochaines éditions du Festival du Film de La Valette où découvertes et émerveillement nous attendront encore à coup sûr.

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